Déroulement et modalités

Toute psychanalyse débute par des « entretiens préliminaires » pour cerner la problématique de l’analysant et questionner son désir d’entreprendre un travail analytique. Ces entretiens durent généralement plusieurs semaines. L’analysant est habituellement invité à s’allonger sur le divan, mais seulement lorsqu’il n’a plus besoin d’un soutien visuel pour parler. Ceci, lorsque le praticien est confiant qu’un tel soutien l’a installé en position de « savoir quelque chose » de la cause de sa souffrance. En effet, cette situation est un signe de la mise en place du « transfert », charnière du travail analytique. En s’imaginant que l’autre sait de quoi il souffre, l’analysant transfère sur lui ses affects ; ceux qu’il réservait autrefois à ses parents ainsi que ceux qui animent sa « fenêtre sur le monde ». Mais cette tromperie est nécessaire pour qu’il puisse régler ses comptes avec les figures cristallisant son destin. Naturellement, le rôle de l’analyste est aussi de renvoyer le patient à son interlocuteur réel : « Ce n’est pas à moi que vous en voulez, ce n’est pas moi que vous aimez, c’est votre père (ou votre mère). »

Beaucoup de pratiques « thérapeutiques » contemporaines prétendent qu’un patient doit être rassuré par un cadre immuable : un psy toujours égal à lui-même, des séances à durée déterminée. L’approche lacanienne de la psychanalyse, à l’inverse, privilégie l’effet de surprise. Qu’importe si l’analyste est ou non de bonne humeur. Il peut rester totalement muet, ou se montrer chaleureux et plein d’humour. Une attention flottante est mise en place afin de provoquer une réaction chez l’analysant. Tout cela afin de l’inciter à s’interroger : « Mais que me veut-il (mon analyste) ? ». En se questionnant sur le désir de l’autre et en émettant des hypothèses, il révèle en fait ses propres fantasmes et désirs qui vont alors pouvoir être analysés.

Une séance se termine généralement lorsque le patient a énoncé un mot, une idée qui éclaire sa problématique. À l’occasion, ces « scansions » peuvent ponctuer des séances commencées depuis dix minutes à peine. Ces interruptions inattendues servent d’indicateur à l’apparition d’un élément signifiant. Aussi, nullement obsédés par la régularité du rythme des séances, le nombre de rencontres pourra s’accorder à l’analysant qui va mal.

J’attache une grande importance au contact direct, privilégiant ainsi les possibilités d’une communication multidimensionnelle. Vous pouvez me poser l’une ou l’autre question via le formulaire de contact de ce site ou directement via mon adresse mail (micha.vandermeulen@gmail.com) mais le premier rendez-vous sera pris par téléphone (0476/578.778) même si vous me contactez d’abord autrement. En dehors d’un cas de force majeure, les SMS pendant la cure analytique seront proscrits. L’usage du téléphone, mail et Skype ou autres moyens de communication internet sont envisageables, mais dans des conditions strictes.

Lors de la première conversation, nous regardons quel est le problème (ce qui n’est pas toujours évident) et si ma façon de travailler (avec la psychanalyse) peut vous convenir (sans qu’il soit évidemment clair à l’avance dans quelle direction le travail nous mènera). C’est également à ce moment-là que nous prenons des dispositions pratiques concernant le paiement et le rythme des séances.

Au niveau linguistique, j’ai de l’expérience en Français (ma langue d’usage), en Anglais, en Néerlandais (ma langue maternelle) ainsi qu’en Italien.