Une sélection de livres que j’ai apprécié :

Les pièges du réalisme

Peut-on croire à la réalité propre de l’être humain comme à celle d’une « chose » dont l’observation contiendrait tout ce qui est nécessaire à sa connaissance ? Non, car cette illusion piège la pensée et la dépouille de son pouvoir agissant et créateur, que soutiendraient des méthodes philosophiques comme l’architectonique de Kant et psychanalytiques comme la topologie de Lacan.

What is sex?

Zupančič argues that sexuality is at the point of a “short circuit” between ontology and epistemology. Sexuality and knowledge are structured around a fundamental negativity, which unites them at the point of the unconscious. The unconscious (as linked to sexuality) is the concept of an inherent link between being and knowledge in their very negativity.

Autoriteit

Met autoriteit loopt er vandaag de dag heel wat verkeerd. Politiek en religie zijn hun geloofwaardigheid kwijt en ouders hebben geen controle over het gedrag van hun kinderen. In dit boek bevraagt Paul Verhaeghe de manier waarop autoriteit functioneert, waarom er tegenwoordig zo weinig waarde aan autoriteit wordt gehecht en wat daarvoor een alternatief kan zijn. Herstelpogingen van de vroegere autoriteit zijn tot mislukken gedoemd en verworden algauw tot vormen van pure machtsuitoefening. Als maatschappij staan we op een wissel: richting macht of richting nieuwe autoriteit.

La folie du transfert

Une folie, le transfert ? Faire d’un inconnu son père, son amant, sa sœur, sa mère : une folie ? Une folie du mental ? Et cette folie serait le ressort, le matériau même d’une cure ? Depuis Freud, c’est pourtant à cette folie que nous nous prêtons chaque fois que commence une cure. Folie, outil, ou même obstacle, le transfert ne se pense guère aujourd’hui. A contre-courant de la pensée commune qui n’y voit plus qu’un mal nécessaire qui donnerait à la psychanalyse de « forts maux d’estomac », l’auteur s’attache à tisser ce fil logique de la cure, sans reculer devant la psychose.

La fin de la plainte

Que cherche un patient qui vient voir un thérapeute ? Il s’épanche, il se plaint, il dit vouloir changer. Mais comment faire ? C’est la question que se pose tout thérapeute, et aussi chacun de nous, dès qu’il est confronté à une grande douleur, à une perte, dès qu’il en a assez. Comment faire ? Gémir, ruminer, récriminer ? Chercher une écoute, une consolation pour mieux patauger dans nos « problèmes » ? Non, répond François Roustang. Il faut au contraire en finir avec la plainte, sortir de notre moi chéri, que nous cultivons à coups de jérémiades. À cette condition, nous pourrons vraiment refondre notre existence pour nous ouvrir enfin au monde et aux autres.

Pour Bataille

Beaucoup de surprises attendent le lecteur de ce livre. D’abord celle de l’existence d’une alliance objective entre les deux géants du siècle passé, ayant pu aller jusqu’au pacte tacite, mais constamment renouvelé entre la psychanalyse et la philosophie, anti-hegélienne, bien sûr. Ensuite, celle de la connaissance approfondie des textes de Freud, dès les années 20-30, que pouvait avoir Bataille, et bien avant que Lacan ne s’en empreigne, si l’on veut bien prendre enfin en compte ses écrits du tome II de ses Œuvres Complètes, publiés seulement en 1970. Mais surtout, il devient évident que ce savoir qui est à légitimer, car il est celui d’un analysant, a permis à un écrivain portant ce nom de mener un triple combat…